2009 : Chamois au MAROC en Camping-Car (1ier voyage)

2009 : Chamois au MAROC en Camping-Car (1ier voyage)

16 AMTOUDI / AKKA / TATA

 

 

 

 

Samedi 7 mars 2 009

 

7 222 km au compteur

 

 

 

Ce matin, nous quittons AMTOUDI, avec regret, mais il faut bien avancer dans notre circuit.

Depuis que nous sommes arrivés ici, nous avons totalement oublié que le réservoir de gasoil de Zébulon est pratiquement vide... Renseignement pris auprès du patron du camping, nous trouverons une station à une cinquantaine de km de là, sur la N 12, en direction d'AKKA. On croise les doigts pour y arriver sans problème.

 

Nous reprenons donc la petite route vers la N 12 et au premier village, nous tournons à gauche, respectant les consignes données par le patron du camping. Je suis un peu inquiète, car cette "route" figure sur la carte Michelin en tant que piste, mais comme c'est plus court par là, on ne va pas faire les difficiles... A notre grande surprise, nous découvrons une belle route toute neuve ! Aucun regret, donc.

Nous rejoignons la N 12, que nous prenons, un peu plus rassurés. Si nous tombons en panne sèche, nous trouverons bien un automobiliste pour nous aider. Mais, pas l'ombre d'un véhicule, quel qu'il soit, à l'horizon !

Sur le bord de la route, nous remarquons des jerricanes et des bouteilles de gaz. Ils sont probablement placés là, en attente de livraison.

 

Remarque : nous apprendrons plus tard, qu'en réalité, ces bonbonnes de gaz sont pleines et ces bidons sont remplis de gasoil. Ils sont exposés là, pour être vendus aux automobilistes. Si nous l'avions su à ce moment-là, nous aurions pu nous dépanner sur le champ...

 

Bingo !

Le voyant d'alerte gasoil vient de s'allumer. Alibaba a l'air confiant, est-ce pour donner le change ? En tout cas, moi, je ne le suis pas du tout. Alibaba conduit Zébulon en souplesse, le pied léger sur l'accélérateur... il faut impérativement économiser le carburant.

 

 

Nous croisons un groupe de femmes et d'enfants, chose très courante,sur les routes.

Nous nous sommes souvent posé la question de savoir pourquoi, les femmes transportent-elles de lourds chargements d'herbe verte sur leur dos, parfois très loin, au lieu de venir faire brouter le troupeau sur place ?

Aujourd'hui, nous avons la réponse : les animaux arrachent les plantes et leurs racines avec elles, en tirant dessus et elles ne repoussent plus ensuite. Ceci ne se produit pas si on coupe les plantes qui peuvent donc repartir.

 

 

Nous retrouvons les étendues arides, bordées de montagnes.

 

 

Le paysage est superbe, bien que très dépouillé. Les roches, probablement de duretés différentes, ont résisté différemment à l'érosion et dessinent des formes tourmentées assez étonnantes.

 

 

Et, soudain... notre sauveur !

 

 

LA station annoncée ! 

La photo, prise à travers le pare-brise de Zébulon, n'est pas terrible, mais je tiens à vous la montrer  et pour cause !

Alibaba gare Zébulon, sur la droite, à côté de l'un des deux distributeurs. Ceux-ci ne sont pas de première jeunesse, non, pas vraiment. Mais, surprise ! Ces pompes ne sont là que pour la déco... elles sont HS ! Le patron fait signe à Alibaba, dépité, et l'entraîne, au fond d'un réduit sombre où sont empilés des bidons contenant du gasoil.

"Combien en veux-tu  ? " dit-il.

"20 litres !" s'exclame Alibaba. Ce n'est pas du gasoil 50, donc le strict minimum pour permettre d'atteindre la prochaine station.

La mesure est faite avec un bidon (d'eau) en plastique de 5 l , à quatre reprises, versée dans le réservoir avec un entonnoir de fortune, autant sur la carrosserie et par terre, que dans le réservoir. Alibaba n'est pas très content. Sur les 20 l, combien sont allés dans le réservoit ? 15 ou 16 l, pas plus.

 

Nous repartons. Alibaba est anxieux pour son moteur tout neuf, et attentif au moindre ronflement anormal,  mais avait-on un autre choix que celui-là ?

 

Nous continuons à progresser dans ce désert de pierres, sous une chaleur écrasante. Au passage, nous faisons un coucou à Jacques et Marianne (rencontrés à AMTOUDI) qui se sont arrêtés pour dîner, seuls au beau milieu d'un champ de cailloux.

 

De temps à autre, Zébulon tousse un peu... la panne... ?? Mais non, il continue à avancer.

 

Nous nous dirigeons vers AKKA. Il faut absolument régler ce problème de carburant qui nous pourrit la vie et nous empêche de profiter du moment présent et surtout, des paysages grandioses.

 

 

Ce sont maintenant des étendues de sable, sable qui vole au gré des bourrasques de vent, soulevant de véritables nuages.

 

 

Monument (???)... au milieu de nulle part.

 

Personne à l'horizon, mais il y a là un contrôle routier. Alibaba ralentit, un gendarme nous fait signe de passer, nous le saluons et continuons notre chemin.

 

Remarque : au cours de notre voyage, nous avons rencontré de nombreux gendarmes qui faisaient des contrôles de papiers, même dans des lieux totalement déserts, mais jamais, ils ne nous ont arrêtés.

 

 

La bande de roulement de cette route est en excellent état, comme le montre la photo, mais elle est étroite. Dès qu'on aperçoit un autre véhicule que l'on va croiser, il faut absolument anticiper la chose et choisir un bas-côté stable pour se garer. Les camions, eux ne se serrent pas, je le répète encore. La route leur appartient ! Heureusement, sur celle-ci, la circulation est plutôt inexistante.

 

Nous croisons deux femmes, bien chargées, qui marchent sur le bord de la route.

 

 

Alibaba leur demande si on peut les photographier. L'une des deux accepte volontiers... moyennant 10 dh.

 

 

 

 

 

Deux modes de transports différents...

 

 

... le camion, au loin, qui occupe toute la largeur de la chaussée (d'où mes conseils lorsqu'on les croise) et le transport à dos d'âne. Bien souvent, la femme marche à côté comme ci-dessus, mais l'homme, lui, est assis sur l'âne.

 

 

Nous entrons dans la ville, un oeil toujours rivé sur l'aiguille de la jauge du gasoil qui baisse de plus en plus...

D'après nos informations, nous savons, que le bivouac de nuit est autorisé, devant la gendarmerie royale.

Alibaba va demander : niet !

 

« Allez sur la place à côté de l'école et si vous avez un PB, vous nous appelez ! »

 

Alibaba obtempère : nous nous garons, sur une petite place, juste à côté de l'école.

Nous en profitons pour déjeuner dans le CC. C'est l'heure de la rentrée de l'après-midi : les enfants passent nombreux à côté de Zébulon, nous dévisagent avec insistance, mais avec le sourire, et nous font de petits signes de la main auxquels nous répondons, bien sûr !!

 

Nous avions l'intention d'aller visiter la palmeraie et de rester là, une nuit. Puisque ce n'est pas possible, nous repartons après le repas, pour TATA où l'on trouvera notre bonheur, car nous ne sommes vraiment pas tranquilles.

 

Et toujours pas de station service en vue ! Nous ne savons pas encore comment cela va se terminer... mais une chose est sûre : cette histoire nous servira de leçon !! A partir de ce jour, nous referons le plein de gasoil dès que le réservoir sera à moitié vide.

 

 

La route s'étire, interminable à nos yeux... et pour cause.

Encore une cinquantaine de km ! Et toujours pas de station à l'horizon… Alibaba est tout doux avec l'accélérateur. Soudain, dans une montée, le moteur tousse et s'essouffle :

 

« Ca y est, on est en panne ! » s'écrie-t-il, et pour me rassurer, de répondre :

« Mais non, c'est une saleté dans le gicleur ! ».

 

Bien vu ?

Je ne sais pas, mais en tout cas, le moteur reprend un comportement normal à notre grand soulagement.

Le voyant d'alerte du gasoil vient à nouveau de s'allumer. Alibaba pense qu'il y a encore une réserve pour parcourir 100 km, mais nous ne l'avons jamais testée... Elle devrait être suffisante pour atteindre la ville prochaine...

Inh Allah !

 

 

 

 

Plus nous nous approchons de TATA et plus mon anxiété diminue. Est-ce pour ne pas m'inquiéter, mais Alibaba lui, a l'air totalement serein.

Quand soudain, devinez !

Une belle et grande station du type de celles des magasins MARJANE, toute bleue, avec tout plein de distributeurs, et qui fonctionnent, eux... surgit devant nos yeux.

Mais non, ce n'est pas un mirage, elle est magnifique cette station, oui, vraiment, magnifique. D'un seul coup d'un seul, je me sens légère et presque euphorique !!!

Qu'il fait bon entendre les "glous glous" du gasoil qui coule et remplit le réservoir de Zébulon ! (67,05 l pour 525 dh soit 7,83 dh/l).

 

Nous entrons dans TATA, le coeur léger. Le camping municipal est archi-plein. Le gardien nous fait garer juste devant la porte d'entrée de celui-ci (gratuit).

 

 

Un autre CC est en attente en face de l'entrée du camping. Une femme traverse la ville avec son chargement d'herbe sur le dos.

 

Nous allons faire un tour dans les rues commerçantes et le petit souk fort sympathique (achats de fruits, légumes tout frais, eau...  un tournevis et embouts pour branchement de gaz !).

Un vendeur du souk à qui j'achète de la crème d'argan,me fait cadeau d'un tube de "rouge à lèvres" : je l'ouvre, il est... vert ! Ahurie, je le regarde et j'éclate de rire. Il me dit "Passe-le sur ta main !" Je m'exécute. Au contact de la peau, le vert vire au rouge, il m'a bien eue, le coquin !

 

 

La rue principale de TATA.

 

 

Le gamin sur le cheval, pose pour la photo devant la cascade.

 

Nous passons une bonne nuit, malgré la proximité de la rue.

 

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14/01/2010
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